TPE 1èreS
L'énergie nucléaire en France

Matthieu Burnand-Galpin
Chandima De Silva
Eran Diler
John Fleury
L'énergie nucléaire en France
I 3 - Le nucléaire aujourd'hui
         L’énergie nucléaire comporte de nombreux avantages dans divers domaines comme l’économie ou encore l’écologie mais présente également quelques inconvénients.
         Cette énergie comprend-elle plus d’inconvénients que d’avantages ?
         Nous verrons d’un côté les atouts de l’énergie nucléaire, puis de l’autre ses désavantages.

         D’un point de vue économique, l’énergie nucléaire est compétitive. Elle n’est pas affectée par les aléas climatiques, ce qui est un avantage important par rapport aux autres énergies renouvelables telles que les éoliennes qui ont besoin de vent pour fonctionner. De plus, les fluctuations du prix de l’uranium n’ont pas un grand impact sur le coût d’exploitation : l’uranium représente seulement 1% de ce coût. Pour un fonctionnement en base, le nucléaire, avec un coût de production de 28,4 euros par mégawattheure, apparaît plus compétitif que le gaz (35 euros/MWh) et le charbon (32 à 33,7 euros/MWh).
         Ce graphique montre que l’électricité produite par les centrales nucléaires a un coût  moyen de trente et un à cinquante-trois dollars par MWh ce qui n’est pas cher par rapport au gaz et au charbon qui peuvent avoir un coût qui peut aller jusqu’à soixante dollars par MWh.
         Dans  le domaine de l’écologie, le nucléaire est une énergie qui ne produit pas de gaz à effet de serre. Dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique, il apparaît indispensable d’utiliser des modes de production d’énergie qui n’agissent pas sur le réchauffement, afin de ne pas l’aggraver encore. Il fait de la France l'un des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) les moins émetteurs en CO2. Ses émissions de carbone dues à l'utilisation de l'énergie s'élevaient à 1,68 tonne par habitant en 2002, contre 2,30 t. pour l'Union européenne à 15 (dont 2,80t. pour l'Allemagne et 2,44 t. pour le Royaume Uni) et 5,36 t. pour les États-Unis. A consommation constante, un parc de production électrique duquel disparaîtrait le nucléaire conduirait à augmenter de 30% les émissions totales, soit 31 millions de tonnes de carbone. En remplaçant les centrales à combustibles fossiles, il a permis une diminution de 70 % en 20 ans des rejets de dioxyde de soufre et d'azote et des émissions de gaz carbonique, installant la France aux premiers rangs des pays industrialisés (avec la Suède). La radioactivité émise par une centrale représente en moyenne moins de 1% de celle existante dans la nature.
Emissions de gaz à effet de serre par mode de production d’énergie :
Classement des technologies par émission d’équivalent CO2 en g/KWh, situation du réseau en Allemagne
(source :Wise Paris, 2000)
         Le nucléaire produit en moyenne 35 g d’équivalent CO2/kWh contre 400 à 500 g CO2/KWh pour les centrales à pétrole et 1 200 g CO2/kWh pour les centrales à charbon.

         Les ressources naturelles de la planète telles que le gaz, le charbon ou le pétrole notamment étant de plus en plus rares, le nucléaire permet d'économiser ces ressources.

         Le nucléaire contribue à notre sécurité d'approvisionnement permettant à notre pays d'assurer 50% de ses besoins. Aujourd’hui, les chiffres nationaux concernant l’indépendance énergétique de la France mettent en avant le rôle prépondérant de l’industrie nucléaire.

         En effet, le nucléaire représente environ les trois quarts de la production française d'électricité (78,1 % en 2006), laquelle permet de couvrir à la fois les besoins énergétiques français et les contrats à l'exportation. La production d’électricité via la filière nucléaire permet d’éviter l’importation d’une quantité importante de combustibles fossiles (82 Mtep) (méga tonne d'équivalent pétrole) en 1998 soit environ 6 milliards d’euros par an selon la DGEMP (Direction Générale de l'Énergie et des Matières Premières).  Il permet enfin de disposer d'une électricité très compétitive par rapport à la production issue de centrales thermiques à combustible fossile (pétrole ou charbon), notamment pendant les périodes de prix élevés des énergies primaires et en particulier du pétrole.

         Aussi, grâce aux connaissances liées à l’énergie nucléaire, les scientifiques font avancer la médecine et peuvent sauver des vies humaines. Les techniques spécifiques au nucléaire permettent également des progrès considérables dans des domaines comme l'agroalimentaire avec la conservation des aliments par ionisation, ou la microélectronique. La médecine nucléaire est la spécialité de la radiologie concernant le diagnostic, la thérapeutique et les utilisations de composés radioactifs sous une forme pharmacologique. C’est le cas par exemple de l’IRM, imagerie par résonance magnétique, qui est une technique d’imagerie médicale permettant d'avoir une vue en 2D ou 3D d'une partie du corps, notamment du cerveau. Elle est basée sur le principe de la résonance magnétique nucléaire.

         À en juger par le nombre d’accidents du travail, l’industrie nucléaire obtient l’un des meilleurs palmarès de sécurité. Par exemple, en France, en 2003, la fréquence des accidents du travail avec arrêt était de 0,28 accidents pour 100 travailleurs à plein-temps, un chiffre à comparer à la moyenne pour les États-Unis qui est de 2,6 pour 100 travailleurs à plein-temps en 2003.
Cependant, un accident dans une centrale nucléaire peut provoquer davantage de dégâts que les accidents frappant d’autres installations industrielles, à cause de la quantité de radioactivité produite par la fission. C’est pourquoi l’exploitation de l’énergie nucléaire a toujours été subordonnée à l’obtention de niveaux de sûreté extrêmement élevés.


         L’énergie nucléaire coûte très cher. En effet, la construction et le démantèlement d’une centrale nucléaire représentent un coût financier énorme. Actuellement, la durée du démantèlement d'une centrale nucléaire est estimée à 30 ans entre l'arrêt du réacteur et la remise du site à l'état initial. Il est difficile de déterminer un coût mais celui-ci varie de cinquante millions à plus de trois milliards pour les gros réacteurs.
Il existe aussi le risque de prolifération nucléaire, c'est-à-dire la propagation de la possession d’armes nucléaires.

         Il y a également les menaces d’attentats terroristes, d’espionnage et de sabotage.
Toutefois, en France, les sites sont très bien protégés car on ne peut pas facilement atteindre ou même regarder de l’extérieur une centrale nucléaire. D’ailleurs, lorsque nous sommes allés voir la centrale de Flamanville, nous n’avons pas eu le droit de prendre des photographies. 

         En conclusion, tous les indicateurs de l’énergie nucléaire relatifs à la sûreté, la fiabilité, la compétitivité et l’utilisation efficace des ressources naturelles, ainsi qu’à la protection de la santé et de l’environnement ne cessent de progresser. De toute évidence, l’énergie nucléaire pourrait apporter une contribution majeure à la diversification, à la sécurité de l’approvisionnement énergétique et à une réduction économique des gaz à effet de serre.




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